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Les Français, c’est bien connu, ne sont pas particulièrement réputés pour être ouverts aux langues étrangères. Et pourtant, c’est peut-être en France, du moins sur la place parisienne, que l’on trouve probablement le plus de films projetés en version originale. Un paradoxe. Face à  cela, les cinémas hongrois nous présentent la grande majorité des films étrangers en version synchronisée. Ce qui vaut d’ailleurs pour d’autres pays, telle l’Allemagne où il m’a été donné de résider.

Comme l’a fait remarquer un linguiste hongrois, une solution confortable, certes, mais dans un sens regrettable. Regrettable dans un pays où l’on devrait d’autant plus encourager la pratique des langues étrangères que le hongrois est une langue isolée, incomprise des étrangers. Bien évidemment, il n’est pas question de compter sur le cinéma pour développer la pratique des langues. Il n’en  demeure pas moins que le simple fait d’entendre, même sans la comprendre, sinon par le biais des sous-titres, une langue étrangère, finira à la longue, de façon, certes passive, mais sans fatigue, à familiariser le spectateur avec sa musique.  Rien de tel pour prendre l’accent!

Solution confortable? Pas tant. Pour le cinéphile, peut-être, mais pensons à la masse de travail que suppose une bonne synchronisation. Un domaine où les Hongrois se révèlent particulièrement brillants. Au point que, lorsque j’entends un Depardieu, un Louis de Funés, une Mireille Darc ou encore un Bud Spencer s’exprimer en hongrois, je finis par en oublier la synchronisation et crois à la longue les entendre en direct. La copie dépassant même parfois le modèle. Un grand coup de chapeau aux actrices et acteurs qui leur prêtent leur voix, car la tâche n’est pas aisée, loin de là! Et pourtant, au vu des reportages et interviews sur leur travail, beaucoup semblent y prendre plaisir, s’y adonnant presque que comme dans un jeu. C’est peut-être précisément cette réaction qui explique le succès de leur travail.

 

La synchronisation, un travail ardu, mais souvent abordé comme un jeu

Un avantage, néanmoins, est probablement à mettre au compte de la langue elle-même. Une langue hongroise dont la souplesse et la structure agglutinante lui permet, mieux que d’autres langues, de s’adapter en jouant sur la longueur des mots et des phrases. Ce à quoi notre français, par sa forme périphrasique et par la rigidité de ses vocables, se prête bien moins.

Synchronization or no synchronization? That’s the question. Pour ma part, je pencherais pour la version originale. Et ce non seulement pour le côté évoqué plus haut de cette familiarisation qu’elle offre avec la musique d’une langue étrangère. Mais aussi et surtout parce que, si parfaite que soit la synchronisation, rien de tel que d’entendre un Woody Allen, un Peter Falk ou une Jill Clayburgh s’exprimer dans sa propre langue, avec son propre accent, ses propres intonations, ses soupirs, sa respiration. Pour l’ambiance. Une réaction peut-être due à l’habitude prise de les avoir ainsi entendus – et appréciés – lors de mes sorties parisiennes.

Une opinion apparemment non partagée par le public des salles hongroises. Du moins par la majorité, le grand public. Mais - sans vouloir donner dans l’élitisme - n’oublions pas les autres, les cinéphiles mordus, les „vrais”, que l’on rencontre dans les salles d’Art et d’Essai. Je donne à parier qu’eux préfèrent entendre leurs actrices et acteurs favoris dans la langue originale. Tel est, par exemple, le cas de nombreux amis francophiles et francophones pour qui toute occasion de voir un film français en v.o. constitue une aubaine.

V-O. ou version synchronisée? La question reste ouverte, espérant malgré tout qu’un jour viendra où la tendance pourra peu à peu, sinon s’inverser, du moins s’équilibrer. Reste encore, pour les fans, notre Institut français qui propose régulièrement des semaines du cinéma français qui semblent remporter un vif succès.

Une remarque personnelle, pour terminer. Jeune étudiant, j’avais pris l’habitude, sur la fin des années soixante-début des années soixante-dix, de fréquenter les salles du Quartier latin où l’on donnait précisément des films hongrois, au demeurant de vrais petits chefs-d’oeuvre (Hideg napok, Tízezer nap, Szegény legények). Bien évidemment en version originale. Une fréquentation  qui aura sans aucun doute contribué à me faire aimer la  langue et la culture de ce pays. 

PW  - 17 janvier 2017

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