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| 2011. november 25. péntek, 18:20 |
Kulcsszavak: C’est ainsi que M. Viktor Orbán a choisi de réagir à la situation dans laquelle se trouvait M. Silvio Berlusconi peu avant sa démission. A ces mots relativement intimes, s’ajoutent les photos que l’équipe de communication du Premier ministre hongrois a choisi de rendre publiques pour montrer la proximité entre les deux hommes.Celle devenue célèbre représente un bras de fer amical et joyeux opposant les deux chefs de gouvernement à l’occasion d’une rencontre officielle. Si des relations apaisées, voire amicales, entre deux figures politiques de premier plan ne possèdent aucun caractère inquiétant, elles demeurent cependant problématiques lorsque l’un d’eux est M. Berlusconi. Faut-il pour autant voir, comme certains l’ont vaguement avancé, une similitude des pratiques politiques de M. Orbán avec celles de son ancien homologue italien consistant en une connivence immense et organisée entre la finance, les média et la politique ainsi qu’une relation ignoble et illégale avec les femmes ? En ce qui concerne la relation aux femmes, il convient d’évacuer la question très rapidement. Premièrement, rien n’implique M. Orbán dans ce genre de pratique, en Italie ou ailleurs, même pas une invitation dans l’une des villas de M. Berlusconi, dont l’ancien Premier Ministre tchèque, M. Topolanek, a fait les frais. Deuxièmement, il va sans dire que l’opinion publique, ainsi que les ennemis jurés du Fidesz, s’accorde sur le fait que le chef du gouvernement hongrois, est intègre sur ces questions. Enfin, il serait irrespectueux et déplacé de laisser planer un quelconque doute sans éléments d’accusations tangibles autres que de joyeuses, mais officielles, apparitions avec le sulfureux Berlusconi. Sous un angle plus politique, il est vrai que les partis des deux hommes sont membres du Parti populaire européen et se rejoignent ainsi sur un certain nombre de points pour prendre part à l’idéologie des principaux gouvernements de droite au pouvoir en Europe, c’est-à-dire un mélange entre libéralisme économique et conservatisme politique. Pour ce qui est de la pratique du pouvoir, il faut dire clairement que personne ne peut se targuer d’avoir atteint le niveau d’influence que possède M. Berlusconi dans son pays, notamment en matière médiatique. Comment pourrait-on sérieusement comparer une loi sur les média, certes liberticide, avec la situation italienne où l’ancien Président du Conseil qui possède lui-même trois chaînes de télévision, une maison d’édition et 40 journaux, est le deuxième homme le plus riche du pays et a à son actif 27 procès, dont trois en cours ? En réalité, si les deux hommes ont pu paraître si proches, c’est qu’ils y avaient tous les deux un intérêt médiatique. M. Orbán veut depuis le début de son mandat convaincre les hongrois que le pays a enfin retrouvé sa puissance et se plaît, pour ce faire, à fréquenter les grands et à l’afficher. M. Berlusconi, lui, aime tant laisser penser, par des tapes amicales et appuyées dans le dos de ses homologues, que ces derniers ne sont que des nains à côté de lui ! Yann Caspar Authors: JFB Eredeti cikk: http://bit.ly/uAW2Uk Kulcsszavak: |












