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Cela est quasiment devenu un réflexe. A chaque reproche qui lui est adressé, d´où qu´il vienne et quelle qu´en soit la teneur, le Premier ministre hongrois réplique en accusant ses détracteurs de faire le jeu de l´immigration, bien évidemment sous la férule du milliardaire américain Soros. Se posant en défenseur d´une Europe, bastion sûr et protégé, fidèle à ses traditions et valeurs chrétiennes. Voilà qui a de quoi séduire.

Certes… Sauf que… Au delà de sa politique antimigratoire et des mesures prises dans ce sens, c´est bien davantage sur le reste que portent généralement les critiques adressées à Viktor Orbán: le démantèlement progressif de l´État de droit, le monopole du pouvoir et la corruption; la mainmise sur les médias, la mise de facto sous tutelle de la profession judiciaire, la confiscation des fonds de pension privés (9 milliards d´euros), la lutte contre les ONG, l´éviction de l´Université américaine d´Europe centrale (CEU); la faillite du secteur de la santé et l´état dramatique des hôpitaux (manque cruel de moyens et de personnel) parallèllement à la construction effrénée de grands stades luxueux à moitié vides…; la grogne des enseignants, le départ massif pour l´étranger de la jeune main d´oeuvre qualifiée (600 000 sur une population active de 4,5 millions), ou encore cette loi permettant à l´employeur d´imposer de facto aux employés des heures supplémentaires (400 par an sur trois ans) payées à retardement et ainsi de suite. La liste serait trop longue à dresser ici.

Vous aussi, avez le droit de savoir ce que nous prépare Bruxelles”

L´affiche de trop qui a provoqué un tollé...

 

Il est vrai que tout n´est pas si sombre dans le tableau. Notamment au plan économique où les résultats seraient plutôt encourageants avec une bonne croissance (plus de 3%), un taux de chômage que beaucoup peuvent envier (à peine 4%) et une augmentation du revenu moyen. A noter également des mesures de soutien aux familles pour encourager la natalité dans un pays où la démographie est parmi les plus faibles au monde. A priori, donc, de bons résultats ou des mesures bienvenues. Encore que tout cela reste à nuancer. Un PIB (18 000 €/habitant) en hausse, certes, mais en partie boosté par des investissements financés par Bruxelles, sans parler des multinationales qui jouent un rôle non négligeable dans l´économie du pays. Quant aux revenus, s´il est vrai qu´ils sont en hausse, encore faudrait-il savoir à qui profite cette hausse. En effet, le revenu moyen mensuel officiellement affiché de 1 000 euros per capita ne correspond pas à celui constaté dans la catégorie des couches moyennes ou modestes qui se situerait plutôt autour de 700 euros bruts. Reste à savoir si nous parlons de revenu moyen ou de revenu médian. Si, certes, une légère amélioration se fait sentir, elle reste encore placée sous le signe de l´inégalité. Paradoxalement, c´est au nom de la sacro sainte égalité des traitements que s´explique ce fossé croissant entre milieux aisés et couches modestes. Taux unique d´imposition pour tous (15%), avantages accordés aux familles nombreuses sans distinction de niveau social, sachant que ce sont davantage les milieux aisés qui sont concernés. Mais bon, ne chipotons pas… Quant au chômage, sans conteste un bon résultat, rien de très surprenant si l´on sait que 13 % de la population active a quitté le pays qui se trouve en situation de sous emploi.

Pour en revenir à la campagne omniprésente menée contre Bruxelles: une campagne qui, par l´agressivité de ses slogans, a indigné jusqu´aux alliés d´Orbán au sein de PPE au Parlement européen. Mais, au-delà de son contenu, ce qui choque davantage encore est de la voir financée sur fonds public, aux frais du contribuable. Alors qu´il s´agit ni plus ni moins que d´une campagne électorale en vue des prochaines européennes. Qui devrait donc être financée par le parti et non sur les deniers de l´État. Confiée, bien sûr, à des agences proches de l´entourage du Premier ministre, enchantées de se faire ainsi un beau pactole. Mais bon, on n´en est plus à cela près. Une campagne par ailleurs basée sur des affirmations inexactes, selon lesquelles les dirigeants de Bruxelles projetteraient en secret de favoriser un afflux massif de migrants et d´imposer aux États membres une politique de quotas, à laquelle ils ont pourtant renoncé.

Quant à prétendre que le Premier ministre hongrois a été massivement plébiscité? Jugeons-en. Aux dernières élections, la coalition au pouvoir (Fidesz-KDNP) a, certes, obenu la moitlé des voix(1), mais sur une participation de 60%. Chiffres confirmés par un dernier sondage qui donne 47% de soutien sur les voix qui seraient aujourd´hui exprimées, mais… 31% de soutien sur l´ensemble de la population. Un soutien de deux tiers? On en est loin. Même s´il est vrai que le rejet de la migration emporte une forte majorité (60%) dans l´opinion publique.

 

Le 20 mars, les membres du PPE vont voter pour décider du maintien, de la suspsension ou de l´exclusion de la coalition Fidesz-KDNP. Quelle qu´en soit l´issue, un vote qui constitue déjà en soi un camouflet pour Viktor Orbán. Qui se verrait alors contraint de rejoindre ses amis polonais de Droit et Justice (PiS) au sein du groupe des Conservateurs et Réformistes. Ce qui, après tout, lui siérait davantage.

A suivre…

PW – 17 mars 2019

 

(1): dont quelque 300 000 voix venues de Transylvanie...

 

 

 

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