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Le 6 octobre: voilà une date qui n´évoquera probablement pas grand chose pour la majorité de nos compatriotes (sinon, tout au plus, la création du Moulin Rouge…). Et pourtant…. Une date qui marque un anniversaire particulèrement douloureux pour nos amis Hongrois. C´est en effet le 6 octobre 1849, qu´en répression à la lutte qu´ils avaient menée pour l´indépendance de leur peuple, les Autrichiens exécutèrent treize officiers supérieurs hongrois (douze généraux, un colonel) dans la ville d´Arad en Transylvanie. Le même jour était exécuté à Pest le comte Lajos Batthyány, ancien chef du premier gouvernement indépendant de la Hongrie (d´abord reconnu, puis rejeté par Vienne).

Il ne nous appartient pas de revenir ici sur un mouvement – le soulèvement hongrois de 1848 et la guerre d´indépendance qui suivit – largement commenté et objet d innombrables études, ouvrages et thèses. En deux mots: libérés de l´occupant ottoman par une coalition conduite par les troupes autrichiennes (1687 (1)), les Hongrois n´en recouvrirent pas pour autant leur indépendance. Un symbole qui en dit long: plutôt que d´être retransférée à Buda, la capitale du royaume demeura à Pozsony, l´actuelle Bratislava (à „portée de mains” de Vienne). Malgré tout, dans un pays partagé entre une paysanerie peu émancipée et une noblesse souvent plus proche de Vienne que de Buda, ceci ne suscita guère de véritable résistance. Du moins jusqu´au début des années 1830 avec le développement de mouvements intellectuels parallèllement à l´apparition – encore timide - d´une couche bourgeoise. Tout éclata lorsque, encouragés par la vague de soulèvements survenue en Europe, les Hongrois se décidèrent à réagir. Tout débuta le 15 mars 1848 avec les interventions d´écrivains (Petőfi, Jokai) et hommes politiques (Kossuth). Malgré une tentative de conciliation (négociations et nomination par l´empereur Ferdinand d´un gouvernement hongrois), l´insurrection ne tarda pas à se transformer en conflit armé. Conflit lors duquel, se trouvant en difficulté, le jeune François-Joseph fit appel au tsar Nicolas 1er dont les troupes (déjà eux!) eurent tôt fait de mater la rébellion.


Les treize martyrs d´Arad


Ce qui nous intéresse serait ici de tenter plutôt une approche des acteurs en lice. François-Joseph, tout d´abord. Lorsqu´à peine âgé de 18 ans, il monta sur le trône le 2 décembre 1848, force est de reconnaître que l´héritage que lui laissait son oncle n´était guère enviable. Confronté de toutes parts à des insurrections, non seulement en Hongrie, mais aussi en Italie et surtout dans sa propre ville de Vienne que la cour avait dû fuire (2). Une situation particulièrement inconfortable qui explique – sans l´excuser – la position ferme qu´il se vit contraint d´adopter dès le départ.

Dans l´autre camp, deux personnalités dominent le lot: Lajos Kossuth, mais aussi et surtout le comte Lajos Batthyány. A peine avait-il nommé son premier gouvernement (mars 48), Batthyány se vit rapidement confronté à de sérieuses diffucultés. Sa première mesure visant à mettre sur pied une milice hongroise ne suffit pas à endiguer les insurgés. Insurgés qu´il finit à terme par soutenir ouvertement, voire à rejoindre sur le terrain. Par ailleurs, il eut à subir l´assaut des troupes du général Jelačić, ban de Croatie, en lutte pour le détachement de leur province alors partie intégrante du royaume.


Lajos Batthyány

 

Qui était Batthyány? Après une enfance tumultueuse (ayant perdu tôt son père et en conflit avec sa mère), ce jeune juriste issu de la noblesse siégea dès l´âge de 23 ans à la Diète. Au départ peu motivé par la politique, il s´y fit surtout remarquer par ses propositions, souvent audacieuses, visant à moderniser l´économie. C´est au milieu des années quarante qu´il s´engagea en politique et se rapprocha alors de Kossuth pour devenir chef de l´opposition à la Chambre Haute. Le gouvernement qu´il nomma en 48 peut être considéré comme pobablement l´un des meilleurs qu´ait connu le pays. Ou du moins des plus prestigieux à en juger par les noms que nous y trouvons: de Ferenc Deák (futur artisan du Compromis) au comte Széchenyi en passant par le prince Esterházy, le baron Eötvös et Lajos Kossuth. Ce dernier, brillant orateur et journaliste réputé, allait, de son côté, diriger l´opposition à la Chambre Basse. Il joua un rôle primordial dans la lutte pour l´indépendance, à l´issue de laquelle, moins malheureux que son ami Batthyány, il fut contraint à l´exil. On le retrouvera par la suite en conflit avec Deák lors de la négociation du Compromis de 1867 auquel il se montra farouchement opposé. Pour finir par se retrouver à nouveau en exil et finir ses jours en Italie. Un homme entier, certes, mais ambitieux auquel d´aucuns pourront reprocher son nationalisme intolérant, voire suicidaire.

Comme l´on voit, ces militants et combattants de la révolution hongroise n´étaient pas tombés de la dernière pluie. Suffisamment organisés et motivés pour mettre un moment en déroute les forces autrichiennes. Un nom à évoquer entre mille autres: le poète Petőfi, tombé au combat.

Suffisamment de raisons pour que nous ayons cru bon d´évoquer leurs noms et honorer ici leur mémoire (4).


PW – 6 octobre 2018

 

(1): placées sous le commandement de Charles de Lorraine et Eugène de Savoie.

(2): c´est à Olmütz (Moravie) et non à Vienne qu´il fut couronné.

(3): d´où sa fameuse et si juste remarque le jour de son couronnement: „J´ai perdu aujourd´hui ma jeunesse”.

(4): en contre-partie, nous nous devons de citer le triste nom de leur bourreau, le haineux général Haynau, tortionnaire déjà réputé pour les crimes commis en Italie.

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