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Lorsque nous célébrons le Quatorze Juillet, chacun pense, bien évidemment, à la prise de la Bastille. Et c’est d’ailleurs du côté de la Bastille que se rassemble généralement le peuple de Paris la veille au soir pour y danser au son de l’accordéon. 

Et pourtant...  Lorsque le Quatorze Juillet fut décrété fête nationale en 1880, ce n’est pas tant à la prise de la Bastille qu’à la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790 que se référèrent députés et sénateurs. Certes, il n’était pas question d’écarter une commémoration de la prise de la Bastille, mais le caractère sanglant des événements de 1789 en rebuta plus d’un. C’est alors que vint fort à propos l’idée d’y joindre le souvenir de la Fête de la Fédération qui se tint un an plus tard sur le Champ de Mars. Fête qui, rassemblant les „fédérés” (délégués et députés) des quatre coins du pays, scella l’unité de la nation. Outre cet élément rassembleur, son caractère pacifique, voire festif en fit un contre-poids idéal face aux brutalités qui avaient accompagné l’année précédente la prise de la Bastille.

La prise de la Bastille ? Parlons-en! Rien de plus que l’occupation par 1000 Parisiens surexcités d’une vieille bâtisse, prison de luxe pour quelques délinquants - ou fous - égarés. Mais surtout une réserve d’armes et de munitions dont le peuple voulut s’emparer. Le motif: la panique créée par l’annonce de troupes massées autour de Paris. Bref, au départ un simple fait divers (qui, il est vrai, prit vite de l’ampleur et s’étendit rapidement aux campagnes)

Le 14 juillet 1790

A côté, le grand rassemblement du Champ de Mars, avec ses 400 000 participants fut un événement considérable. Ceci dit... une fête qui, loin de remettre en cause la monarchie, la confirma bien au contraire; fête au cours de laquelle le couple royal fut acclamé. (Ce même couple qui allait fuir Paris à peine un an plus tard...)

Pour qui veut célébrer la Révolution, plus significative serait la date du 4 août 1789, nuit au cours de laquelle fut mis fin au régime féodal avec le vote de l’abolition des privilèges. Il en fut d’ailleurs question lors du débat de 1880. On eût également pu retenir celle du 26 août au cours de laquelle fut proclamée la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.

Mais c’est finalement le 14 juillet qui aura été retenu, pour célébrer tout à la fois 1789 et 1790. La seconde (1790), un peu trop vite oubliée...  Peu importe, après tout! L’essentiel demeure:  le symbole  d’une nation libre et rassemblée autour de son mot d’ordre „Liberté, Égalité, Fraternité”. Une devise au demeurant tout aussi connue à l’étranger qu’en France, tant elle sonne bien.

 

Mais qu’en est-il aujourd’hui? Rassemblement? Fraternité? Hmm...  Fête nationale..., le 14 juillet me semble surtout être pour beaucoup de mes concitoyens prétexte à filer et prendre le vert, plus que d’assister aux défilés et autres réjouissances qui font surtout la joie des étrangers et touristes de passage. Bon, je n’irai ici jeter la pierre à personne d’autant qu’éloigné de la France, je suis mal placé pour me faire juge d’une situation que je ne vis pas au quotidien. Une chose est par contre sûre: pour celles et ceux qui résident à l’étranger, la fête et son symbole n’ont nullement perdu de leur importance, au contraire; occasion de se retrouver et de verser, ne serait-ce que le temps d’une soirée, une petite larme vers l’Hexagone: loin des yeux, près du coeur! 

Mais ce qui me frappe, au-delà de cette réaction, est de constater chaque année le nombre de Hongrois (je parle ici pour Budapest, mais le phénomène doit être semblable ailleurs) qui affluent au bal de l’ambassade pour célébrer notre fête, pour redire leur amour de notre pays, de notre culture. Un geste particulièrement touchant qui m’émeut à chaque fois. Des Hongrois qui connaissent par coeur notre Marseillaise, et bien mieux que moi les chanson d’Edith Piaf, de Gilbert Bécaud ou autres de nos vedettes... Presque „plus Français” que nous autres et incollables, à force de cultiver notre langue, nos chansons, nos plats régionaux, bref notre culture.

En ces temps où des doutes peuvent parfois surgir face à cette impression de renfermement sur soi que l’on peut - à tort ou à raison - ressentir ici ou là, qu’ils en soient ici chaleureusement remerciés.

Pour ma part, j’attends déjà avec impatience cette si belle fête du 20 août pour leur rendre la monnaie et dire tout bonnement à mon tour - pardon pour le mot par trop simplet, mais sincère et profond - comme je les aime.

PW – 14 juillet 2015  /  2017

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