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Crédit photographique: Magyar állami operaház (Opéra national hongrois)
Question à un euro: „Connaissez-vous Arrigo Boito?”. Si oui, bravo! Si, par contre, vous donnez votre langue au chat, voici la réponse: écrivain et poète italien qui fut notamment le librettiste de Verdi (1). Mais aussi compositeur à ses heures perdues... Nous lui devons deux opéras: „Néron” et „Méphistophélès”. J’avoue que j’ignorerais son existence si des amis hongrois ne m’avaient offert autrefois un enregistement de „Nerone”, au demeurant fort bien interprété (2).

C’est donc avec une grande curiosité que je me suis procuré une place pour assiter à son autre opéra, „Mefistofele”, que l’on donne actuellement à Budapest. Curieux, mais aussi légèrement perplexe, ayant lu ici ou là des critiques plutôt sévères de l’oeuvre. Mais je me méfie des critiques, sans compter que je gardais un plutôt bon souvenir de „Nerone”. Par ailleurs, j’ai appris que „Mefistofele” était le chouchou de Toscanini qui, tout de même, serait plutôt une référence. Mais aussi raillé par Rossini, autre référence de marque.. Alors allez savoir! Bref, le meilleur moyen était d’aller me faire une opinion par moi-même...

Et là, bonne surprise! Sur les quelque trois heures et demie qu’a duré la représentation, j’avoue ne pas avoir vu le temps passer.... Malgré une mise en scène particulièrement moderne, presque futuriste. „Malgré” ? Je dirais plutôt „grâce” à la mise en scène... Et c’est pourtant un amateur au goût classique plutôt conervateur en esthétique qui parle ici... Reprenant l’intégrale des deux Faust avec sa seconde partie, en mettant l’accent sur le message philosophique de l’oeuvre (contrairement aux choix de Berlioz et Gounod), Boito prenait un grand risque: celui d’être long et ennuyeux.... Un mise en scène qui ne peut laisser indifférent, avec un choix de décors, d’éclairages et de couleurs symboliques (blanc contra rouge) parfaitement adaptés et faisant très clairement passer les messages. Et qui permet de plus au spectateur de voyager dans l’espace et le temps sans bouleversement de décor (notamment grâce à cet escalier monumental à double révolution qui forme le fond de la scène). Le tout sur un rythme soutenu sans aucun temps mort.

Mais au-delà de la mise en scène proprement dite, c’est avant tout aux chanteurs que nous devions notre plaisir. En premier lieu avec ce ténor mexicain à la voix à la fois puissante et claire dans le rôle de Faust. Son nom: Hector Sandoval. Et une Margueritte présentant les mêmes qualités, le charme de l’innocence et la fragilité du personnage en plus... (Gabriella Fodor, à qui était également confié le rôle d’Hélène dans la dernière partie). Pour ne pas être en reste, un Méphisto tout aussi à la hauteur tenu par András Palerdi.

Autre „personnage” constamment présent d’un bout à l’autre de l’oeuvre: le choeur. Excellent. Et pourtant, avec ces changements constants de costumes et jeux de scène en perpétuel mouvement, ils n’avaient pas la tache facile. Soutenus, il est vrai, par une troupe de danseurs et danseuses particulèrement inspirés dans une chorégraphie expressive et dynamique. Bref, on ne s’ennuyait pas...

Et la partition, dans tout cela? D’aucuns lui reprochent des faiblesse avec un côté par trop conventionnel, malgré (reconnaissent même les esprits les plus critiques) des moments particulièrement inspirés. Je dois être un peu ringard, mais j’ai beaucoup aimé: orchestration puissante, colorée, on ne peut plus expressive. Peut-être parce que, ce soir là, l’orchestre était particulièrement en forme ?

Bref, j’ai aimé, mais le public également, qui n’a pas été avare de ses bravos sur la fin...

Alors,... si désormais on vous demande si vous avez entendu parler de ce Boito, ne faites plus grise mine. Et si par hasard, éventualité peu probable, on le joue près de chez vous, allez donc l’écouter, que diable!. Au besoin, je rembourserai les grincheux non satisfaits...

(Et chapeau au passage aux progammateurs de l’Opéra de Budapest pour avoir pris le risque de le mettre à leur affiche! Qu’ils en soient ici chaleureusement remerciés!)

PW – 15 février 2014

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  1. Nous lui devons entre autres les livrets de Simon Boccagnera, Ottelo et Falstaff

  2. Orch. de l’opéra national hongrois, choeur de la radio hongroise, dir. Eve Queller (Hungaroton)

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