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Voilà une oeuvre pratiquement jamais jouée et qui constitue pourtant l’un des temps forts du répertoire classique : « Les Sept dernières paroles du Christ en croix » de Joseph Haydn, dans sa version oratorio.

Merci donc au chef György Vashegyi de l’avoir inscrite au programme d’un concert récemment donné à l’Académie de musique de Budapest à la tête de  la Philharmonie nationale et du Choeur national hongrois.

 

 

L’oratorio de Haydn était précédé en première partie de deux œuvres de Mozart : l’ouverture de la Flûte enchantée et le concerto pour piano en ut majeur K 503 (n°25). Œuvres majeures, mais dont l’interprétation, bien que très applaudie, ne me parut guère convaincante, avec notamment des cuivres au timbre quelque peu acide et agressifs dans l’ouverture. Quant au concerto - dont le début du thème initial, au rytme entraînant, annonce les premières notes de notre Marseillaise - le soliste en était un jeune pianiste de 18 ans que l’on dit talentueux, ce que je veux bien croire, mais dont le jeu me parut ici cruellement manquer de souffle. Il se rattrapa heureusement avec brio dans le bis joué (enfin !) avec énergie (« Colère pour un sou perdu » de Beethoven). Son nom : Mihály Berecz.

Mais venons-en au temps fort de la soirée: « Les Sept dernières paroles du Christ en croix » dans sa version oratorio. Écrite à l’origine pour orchestre, puis pour quatuor à cordes avant d’être transcrite au piano, l’oeuvre fit en définitive l’objet d’une version chantée.  Il s'agissait à l'origine d'une commande destinée à accompagner l'office du Vendredi saint dans une église de Cadix en Espagne, chaque parole du Christ lue par le prêtre devant être suivie d’un motif muisical invitant les fidèles à la méditation. Commande qui datait de 1786. C’est six années plus tard qu’un prêtre allemand en réalisa une version chantée sur un texte de son cru. Découvrant un peu plus tard - tout-à-fait par hasard - cette adaptation, Haydn entreprit alors d’en réaliser lui-même la version définitive sur un texte de son ami Gottfried van Swieten. Version oratorio qui date de 1796, soit de 10 ans postérieure à la première version.

Non prévue au départ, voire due à un pur hasard de circonstances, cette version n’en constitue pas moins l’une des œuvres majeures du compositeur viennois. Il faut dire que, auteur de nombreuses messes déjà bien rôdé à la musique religieuse, Haydn allait se révéler l’un des grands maîtres de l’oratorio avec La Création, puis Les Saisons, respectivement composées deux ans et cinq ans plus tard.

Sans adopter les dimensions de ses deux futurs chefs d’œuvre et dans un style plus austère, Haydn offre ici une place de choix au chœur, pratiquement sollicité de la première à la dernière note, introduction et intermède mis à part. Un choeur qui, dans l’interprétation qui nous fut donnée ce soir-là, ne déçut pas, bien au contraire. Accompagné par un quatuor de solistes également fort inspirés. Seul l’orchestre me parut peut-être un petit rien en retrait, légèrement couvert par le chœur aux voix puissantes. Mais dans l’ensemble, ce fut une fort belle interprétation et un hommage revient en premier lieu au chef, György Vashegyi qui, parfaitement rôdé à ce type de musique, dirigea le tout avec maîtrise et précision (1).

Hommage lui soit rendu également pour avoir eu le courage d’inscrire à son programme cette œuvre pratiquement méconnue. Ceci dit, les Hongrois le devaient bien au compositeur autrichien qui fut aussi un peu des leurs (2)…. 

Décidément, la vie musicale de Budapest nous réserve de bien belles surprises.

PW – 21 mai 2015

(1)     : Fondateur et chef attitré d’un ensemble et chœur baroques au demeurant remarquables (orch. Orfeo, choeur Purcell), Gy. Vashegyi est notamment spécialisé dans l’interprétation des oratorios.

(2)     Né dans un village du Burgenland tout proche de la Hongrie, Haydn passa la plus grande partie de sa vie au service d’une famille princière hongroise, les Eszterházy.

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