Bienvenu sur www.francianyelv.hu   A kijelölt francia nyelvű szöveg felolvasásához kattints a hangszóróra! Bienvenu sur www.francianyelv.hu GSpeech

Egy francia Magyarországon - Pierre Waline blogja

Francia születésű, nyugdijas vagyok, Pesten élek. Szeretek itt élni, szeretem Magyarrszágot, a nyelvet, a kultúrát, de jó néha hazamenni Párizsba is. Szeretem a klasszikus zenét. Fontos számomra a kommunikáció, meg a harc az intolerancia és a rasszizmus ellen.

Bof....
Déteste par dessus tout l'intolérance, le nationalisme et le racisme, encore trop répandus...
Mindenek elött a nacionálzmus, az intolerancia és a racizmus ellen szeretnék küzdeni, amelyek sajnos tul gyakori jelenségek a mai világban...

Indíts Te is blogot a francianyelv.hu-n!

 

Voilà une sortie quelque peu inédite pour clore cette saison musicale: l'épreuve publique de fin d'études imposée à trois jeunes élèves du Conservatoire de Budapest (Académie Franz Liszt), section Direction d'orchestre. Deux bonnes raisons de nous y rendre: le programme, tout d'abord: Mozart, Schubert, Beethoven. Mais aussi l’occasion de découvrir éventuellement des jeunes talents, qui sait? Les postulants: deux garçons et une fille: Levente Zsíros, Lars Dávid Sárosi, Bernadett Vida. Au programme: la 39ème symphonie K.543 de Mozart (Levente Zsíros), la 4ème, dite „Tragique”, de Schubert (Bernadett Vida) et la 4ème de Beethoven (Lars Dávid Sárosi). Pour les suivre: les musciens de l'Orchestre symphonique MÁV.
 
Sans préjuger de la qualité de leur prestation, un petit coup de chapeau a priori à ces trois jeunes pour le courage de se présenter ainsi - qui plus est, en plublic - devant une phalange de cent musiciens professionnels rompus aux interprétations les plus difficiles, presque blasés. (Ce que nous n'arrivons à saisir: comment des musiciens rompus à des oeuvres qu'ils connaissent par coeur et ont joué mille fois, peuvent-ils se laisser si docilement guider ? Ce qui ne doit pas être évident.) Une remarque également quant au choix des oeuvres interprétées: de structure classique, elles se situent à l’écart des hit parades du répertoire, mais offrent tout en même temps des partitions suffisament riches et contrastées. Un choix a priori idéal pour ce type d'épreuve (1).
 
Ceci étant dit, reconnaissons que, laïcs en la matière, il allait nous être bien difficile de juger par nous-mêmes, du moins sur le plan technique (soin que nous laissons aux membres du jury), sinon peut-être dans la précision des gestes, dans l'expressivité et dans les tempos choisis. Nous étions donc bien curieux de voir ce que cela allait donner (a fortiori dans des oeuvres déjà mille fois entendues). Qu'en fut-il, donc?
 
                                                                         Levente Zsíros                   Bernadett Vida                 Lars Dávid Sárosi
 
Un mot rapide, tout d'abord, sur les trois oeuvres retenues.
 
Composée au cours de l'été 1786, la 39ème de Mozart ouvre la série de ses trois dernières symphonies. Moins connue que ses deux prestigieuses cadettes (la sol mineur et Jupiter), elle n'en constitue pas moins une oeuvre marquante. Par son caractère solennel, certains (A.Einstein) la rapprochent de sa musique maçonnique. Peut-être… Encore que, s'il fallait vraiment forcer les analogies, nous y verrions davantage, par son ambiance tendue („où couve un drame”, J.V. Hocquard), des réminisences de Don Juan, composé quelques mois plus tôt.
 
Qualifiée de tragique par son auteur lui-même, la 4ème de Schubert – écrite dans la tonalité sombre d'ut mineur - marque un tournant dans l’oeuvre du compositeur. Visiblement, ce dernier (alors âgé de 19 ans…) a voulu frapper un grand coup, stimulé, dit-on, par les grandes symphonies de son aîné Beethoven. De là à aller jusqu'à la comparer à l'Héroïque, comme s'y aventurent certains, voilà qui est pour le moins exagéré. Nous l'inscrivons plutôt dans la lignée du „Sturm und Drang”, mouvement alors très en vogue (2). Curieusement, son introduction solennelle rappelle quasiment note pour note celle de la Création de Haydn (description du chaos).
 
A l'opposé des deux oeuvres précédentes, la 4ème de Beethoven séduit par sa luminosité, son climat serein, voire la joie qu'elle respire. Composée lors d'une période relativement heureuse (1806), elle contraste violemment avec ses deux Grandes voisines (G majuscule) que sont la 3ème et la 5ème (3). Voisines qui l'enserrent au point de l'étouffer. Car, bien injustement, elle est probablement la moins jouée des neuf. Et pourtant ! Raison de plus pour nous réjouir de la voir programmée ce soir.
 
Un programme a priori séduisant, donc. Reste à voir ce que nos jeunes candidats auront su en tirer. C'est à Lars Dávid Sárosi (4) que revient sans conteste la palme. Nous ayant offert ce soir une merveilleuse interprétation de la 4ème (Beethoven), tant par les tempos retenus que par le phrasé et cette somptueuse sonorité qu'il a su imprimer à l'orchestre. Une Quatrième prenant ici les dimensions d'une grande symphonie. Direction à la fois souple et énergique dans une gestuelle tout en même temps précise et expressive. Nous y avons perçu la démarche d'un chef déjà accompli qui aura su communiquer son souffle aux musciens. On reparlera du lui.
 
En regard, l'interprétation que nous a proposée son camarade Levente Zsíros dans la 39ème de Mozart nous a légèrement laissés sur notre faim. Une direction énergique et hautement précise, certes, mais presque trop. Au point de paraître par moments rigide. Mais c'est surtout dans son approche de l'oeuvre que nous aurions à redire. S'attachant à en souligner le caractère par trop solennel, ralentissant par moments les tempos, ce qui eut pour effet d'alourdir quelque peu l'ensemble.
 
A l’opposé, la jeune Bernadett Vida, dans la 4ème de Schubert, nous a offert une fort belle interprétation, équilibrée, sans excès de pathos, rendue avec grace et lyrisme, mais sans perdre pour autant de sa force. Ceci dans une gestuelle ample, sans à-coups, élégante, bref „féminine”. Significatif: nous avons ici retrouvé ces belles sonorité de l'orchestre qui nous avaient un peu manqué dans l'oeuvre précédente.
 
 
Quoi qu'il en soit, concours ou non, cette soirée fut, au-delà de son motif premier, une belle occasion de réentendre des oeuvres peu souvent jouées et ce, dans de belles interprétations. Du moins pour les deux „Quatrièmes”.
 
Un détail que nous allions oublier: le tout était dirigé sans partition ….
 
PW – 7 juin 2018
 
(1): peut-être trop „classique”, mais nous supposons que les postulants se seront aussi vus, au fil de leurs ètudes, imposer des oeuvres des répertoires baroque, romantique et moderne.

(2): «Sturm und Drang », littéralement « Tempête et élan », du titre d’une pièce : mouvement littéraire opposant au rationalisme du siècle des Lumières (« Aufklärung ») les exigences de la sensibilité (« Empfindlichkeit ’)

et la mise en avant du génie populaire face à l’idéal classique.

(3): „Une jeune fille grecque entre deux géants nordiques” R. Schumann.

(4): d'origine hongroise, né en Suède.

Pour nous faire oublier les rigueurs de l'hiver et nous offrir un petit remontant en ces beaux jours de printemps, rien de tel que de nous faire passer une soirée en compagnie de Mozart et Beethoven.

S'il fréquenta assidûment en Hongrie le château de Martonvásár où résidait la famille Brunswick, Beethoven ne se rendit qu'une seule fois à Buda: le 7 mai 1800, pour y donner un concert au Théâtre du Château. Pour commémorer l'événement, la mairie du quartier (1er arrdt) organise chaque année des Journées „Beethoven à Buda”.

De Verdi, Rossini disait que s’il excellait dans le drame, il n’était pas fait pour l’opéra bouffe. 

Le public mélomane de Budapest connaît bien ces marathons organisés depuis maintenant plus de 10 ans, consacrés chaque année à un compositeur donné.

 

Initialement composé pour solistes, choeur et piano, le Stabat Mater de Dvořák fut créé à Prague - dans sa version orchestrale - en 1880. 

 

Parler de jeunesse lorsque l’on évoque le nom de Mozart constitue un pléonasme.

Au lendemain de la Guerre, une célèbrité aurait, paraît-il, déclaré: ”J´aime tellement l´Allemagne...
Les mélomanes et amateurs d ´ opéras le savent bien: la turquerie fut un genre tr è s en vogue en...
Comme l ´ on sait, le Trois septembre marque l ´ anniversaire de la déclaration de guerre à l ´...
Pour terminer l´été en beauté et célébrer ensemble les premiers beaux jours de l´automne, rien de...
Le phénomène est bien connu, quitte à en devenir un lieu commun: déserté par ses habitants, Paris...
Lors d’une visite chez des amis Hongrois durant l’été 1968, nous décidâmes de faire un grand...
A kijelölt francia nyelvű szöveg felolvasásához kattints a hangszóróra! Francianyelv.hu felolvasó