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Il est le plus grand des Hongrois”, disait Kossuth du comte István Széchényi (1791-1860). Probablement avait-il (pour une fois!) raison. Homme politique, écrivain, économiste, philanthrope et mécène, István Széchényi est à l´origine de bien des innovations apportées au pays à cette époque dite de „l´Ère des Réformes.” Homme hautement cultivé, d´esprit ouvert et en avance sur son temps, la Hongrie lui doit aujourd´hui encore beaucoup. Telle l´Académie des Sciences fondée sur son initiative. Sans parler de la construction du premier pont de Budapest, le Pont de Chaînes (Lánchíd) qui porte aujourd´hui son nom et du tunnel qui le prolonge. Par ailleurs, auteur d´un ouvrage qui aura fait date et fait encore référence, Crédit (Hitel) (1).

Mais il avait de qui tenir... Issu d´une lignée dont bien des membres se seront illustrés avant et après lui. C´est en 1697 qu´un ancêtre, György Széchényi, futur archévêque d´Esztergom, se vit attribuer le titre de comte en reconnaissance de ses faits d´arme. Une famille issue de comitat de Nógrád, au Nord du pays. Il convient de mentionner, pour la suite, le nom de Ferenc Széchényi (1754-1820), alors une des figures les plus marquantes de son pays. Apportant son soutien aux milieux de la science, il est également connu pour avoir légué au pays une importante collection d´objets d´art et un fonds de bibliothèque renfermant des ouvrages de grande valeur, constituant une part importante de la collection du Musée national et de l´actuelle Bibliothèque qui porte son nom (15 000 ouvrages, 1200 manuscrits). Il était le père d´István.

Et nous pourrions encore citer d´autres noms. Mais, si nous avons souhaité évoquer ici le souvenir de cette famille, c´est pour une raison toute particulière: les nombreux musiciens, musiciennes qu´elle a engendrés. Certes, la pratique de la musique, en particulier du piano, était chose courante dans les salons de la haute société au XIXème siècle. Mais, il s´agit de bien plus que cela. Un cd récemment paru sous le titre „Széchényi, piano music from a hungarian dynasty, 1800-1920” nous les présente de façon éloquente (2). Rassemblant les oeuvres de non moins de sept membres de la famille, dont trois femmes. Et pas n´importe qui, jugeons-en. Tel Lajos (Ludwig), frère aîné d´István (1781-1855). Non seulement musicien, mais également poète (de langue allemande). Dont Schubert lui-même allait mettre en musique deux de ses poèmes et lui dédier son fameux Lied „La Jeune fille et la mort”. Appréicé entre autres par l´archiduchesse Marie-Louise (notre future impératrice), Lajos fut également en relation avec Joseph Haydn et le jeune Liszt. De solides références, donc. Dans la même veine, nous nous devons de citer sa soeur Franciska (Fanny) fille aînée de Ferenc, épouse du comte Miklós Batthyány (1783-1861). Comme Lajos, également poète, Fanny se fit remarquer comme brillante pianiste lors du Congrès de Vienne. Jouant un rôle important dans les milieux intellectuels de l´époque, dont le Cercle romantique de l´abbé Hofbrauer (canonisé en 1909). Veuve, elle fonda un couvent où elle se retira. Outre ses pièces pour piano, elle nous a également laissé des oeuvres de musique religieuse dont deux messes. En descendant dans la lignée, nous pourrions encore citer le nom d´Imre (Emerich) fils de Lajos en seconde noce (1825-1898). Diplomate qui finit ambassadeur à Berlin, Imre nous a légué un répertoire, certes confiné au piano, mais raffiné et empreint d´élégance et non dépourvu d´humour.

Ils ne furent pas les seuls, d´autres membres de la famille ayant également couché sur le papier des partitions, essentiellement des pièces pour piano. Ne pouvant les citer toutes et tous ici, nous nous bornerons à évoquer un nom, non tant pour sa musique, que pour son parcours. Celui d´Ödön (Egmont), le plus jeune fils d´István (1839-1922). Passionné de navigation, il se rendit par voie fluviale à l´Exposition universelle de Paris en 1874! Il était ami du compositeur Erkel avec qui il fonda un club d´échecs. Nous lui devons entre autres la création du Corps des Pompiers volontaires (3) et la construction du funiculaire qui mène à la colline du Château (1870). Il terminera ses jours à Istanbul au service du sultan, se voyant décerner le titre de pacha. Où il tentera, mais en vain, d´intervenir en faveur de son ami Theodor Herzl - lui-même natif de Budapest -pour la création d´un État sioniste.

Comme l´on voit, nous avons affaire à une famille hors du commun qui joua un rôle essentiel non seulement dans la modernisation et les progrès économiques du pays, mais aussi dans l´ouverture au monde occidental et la propagation d´ldées nouvelles, progessistes, libérales. Bref, en avance sur leur temps. Mécènes et grands amateurs d´art, certains n´hésitèrent pas, comme on l´a vu, à enrichir le patrimoine culturel de leur pays, notamment dans le domaine de la création musicale.

C´est dans cet esprit que fut instauré en 1992, au sein de l´Académie des Sciences de Hongrie (MTA) une Académie Littéraire et Artistique Széchényi (Széchényi irodalmi és müvésezti Akadémia) avec pour but de sauvegarder l´indépendance des artistes et écrivains et de préserver leur liberté de création Une initiative aujourd´hui peu appréciée en haut lieu où – nul ne s´en étonnera - tout est tenté pour lui mettre des entraves...

Quant aux descendants, outre quelques noms, comme ceux d´Ágnes Széchényi, historienne de la littérature et du comte Kálmán Széchényi, qui consacre ses activités à faire revivre la mémoire de ses ancêtres, j´avoue pour ma part savoir bien peu de choses. Sinon qu´une branche a fui le pays en 1947 (Jenő) pour se trouver aujourd´hui établie en Autriche après un long périple à travers l´Amérique du Sud et l´Europe.

Un remerciement au passage au pianiste István Kassai qui eut la curiosité de s´intéresser aux musiciens de la famille et d´en déterrer les oeuvres pour nous les faire découvrir et apprécier dans un enregistrement de qualité, que nous recommandons à celles et ceux qui s´intéresseraient, de près ou de loin, au sujet.

 

Pierre Waline, 9 septembre 2020

 

(1): détail qui intéresssera le lecteur français: jeune lieutenant des hussards, il se signala par son courage lors de la bataille de Raab (Győr, 1809) contre les troupes de Napoléon. Il n´avait alors que 18 ans….

(2): par István Kassai et György Lázár, piano. Collection „Grand Piano” (édité en Allemagne).

(3): étant notamment entré en relation avec Alexandre Dumas, donateur, lors de la collecte des fonds nécessaires à la création du Corps.


 

 

D´aucuns font remonter l’histoire des festivals de musique en France au début du dix-neuvième siècle. A vrai dire, il s’agissait plutôt de fêtes populaires, sans grand rapport avec les festivals tels que nous les connaissons aujourd´hui. C´est au cours de la seconde moitié du XIXème qu´apparurent en France et en Allemagne les premières manifestations musicales organisées en festivals avec le soutien de mécènes. Le premier en date est constitué par les Chorégies d´Orange qui fêtaient l´année dernière leur 150ème anniversaire (1869). Suivies de Bayreuth, institué par Wagner en 1878. Encore que, produisant les oeuvres d´un même compositeur, on ne puisse vraiment parler de festival (repris apès sa mort par Cosima et leur fils Siegfried). Pour la suite, il faut remonter à l´entre-deux-guerres avec Salzbourg (1920) et Glyndebourne (1934) pour ne retenir que les plus connus.

Il faudra attendre l´après-guerre, tout d´abord avec le Festival d´Art lyrique d´Aix-en-Provence, spécialisé dans le répertoire de l´opéra (1948). Suivi du festival de San Remo fondé en 1951 sous le signe de la paix et de la réconciliation. Il faudra encore attendre dix bonnes années pour que se propage la mode dans les années soixante, notamment en France. Parmi les plus réputés, nous citerons la Grange du Meslay (1964) et la Chaise-Dieu (1966). Manifestations souvent spécialisées dans un genre donné, tel le piano pour le fameux festival de la Roque d´Anthéron, fondé en 1980. Ou encore la musique baroque avec le festival du Marais dont les premiers concerts remontent à 1962. A noter également le festival de Prades fondé en 1950 par Pablo Casals (au départ consacré à Bach pour le bicentenaire de sa mort).

Mais c´est surtout sur la fin des années quatre-vingts que se multiplièrent les festivals, un peu partout en Europe, surtout en France (plus tard en Hongrie). La France où on les vit pousser comme champignons après la pluie, de façon presque excessive. De nombreuses communes souhaitant avoir le leur. Parfois agrémentés de loisirs et petites animations liées à l´environnement rural (1). Sans parler du reste (rassemblements de musiques traditionnelles ou de musique pop). Qu´en est-il aujourd´hui?

Comme l´on s´en doute, la pandémie a donné un coup d´arrêt brutal à l´épanouissement de ces manifestations. Malgré tout, la grande peur passée, on voit peu à peu certains festivals reprendre timidement vie, surtout en Hongrie (2). Tout en respectant à la lettre les mesures de sécurité sanitaire (nombre limité de participants). Si nous ne pouvons citer ici la bonne dizaine de manifestations qui vont essaimer la province hongroise, sans oublier Budapest (représentations en plein air à l´île Marguerite (3)), nous en retiendrons deux qui semblent constituer des exemples éloquents et peu connus du grand public.

Veszprém

Tout d abord le Festival Auer qui se tiendra du 13 au 16 août dans la ville de Veszprém. Du nom de Leopold (Lipót) Auer, violoniste et chef d´orchestre hongrois, natif de Veszprém qui eut jadis son heure de gloire (1845-1930). Située dans l´arrière-pays du Balaton, Veszprém est une des plus anciennes villes et l´un des plus anciens évêchés du pays. Siège de la Reine dès les premiers temps du Royaume, Veszprém est riche en monuments, occupant par ailleurs un site charmant, perchée sur un rocher dominant un cours d´eau. Manifestation nous offrant un programme varié, de la musique de chambre à la musique chorale, une place privilégiée étant donnée à Beethoven (trios, sonate à Kreutzer, concerto de violon), bicentcinquantenaire oblige et Mendelssohn, dont l´orchestre de chambre de la ville porte le nom. A noter entre autres la présence de la soprano Erika Miklósa dans un récital intitulé „du baroque à Mozart” consacré à Vivaldi, Bach, Haendel et Mozart. Un programme séduisant, donc, sans compter l´attrait les sites (palais, basilique, esplanade).

Sárospatak

Autre manifestation que nous avons à coeur d´évoquer, le Festivál de Zemplén dont la 29ème édition se tiendra du 14 au 23 août. Le Zemplén est un petit massif montagneux situé dans l´extrême Nord Est du pays. A ses pieds se trouvent notamment la ville de Sárospatak, visitée pour sa belle forteresse, et surtout la région des vignobles de Tokáj. Un festival particulièrement riche et varié, offrant une vingtaine de concerts consacrés tant au répertoire classique qu´au jazz. De plus, agrémenté d´expositions et manifestations diverses (journée pour enfants, présentations gastronomiques) réparties sur les différents sites de la région. Sans oublier l´incontournable visite des vignobles et dégustation de vins de tokay (tokáji bór). Il nous est malheureusement impossible de citer toutes les oeuvres inscrites au programme. Mentionnant toutefois, pour donner un avant-goût: le concert d´ouverture consacré à Beethoven (ouverture d´Egmont, 3ème concerto) et Dvořák (8ème symphonie) et la soirée de clôture consacrée à une représentation de Don Juan. Et entre les deux? Quatuors, trios, ensemble de vents, duo de harpes, guitare, transcriptions de Bach au cymbalum, concert consacré aux classiques viennois (Haydn, Mozart Beethoven) par l´orchestre de chambre Franz Liszt, récitals de piano (Mozart, Beethoven, Schumann, Bartók), etc. Et tout autant pour le jazz…. Un programme, comme on voit, effectivement riche et varié qui appelle au passage un coup de chapeau aux organisateurs.

Nous venons de citer deux festivals parmi ceux qui essaiment le pays. Mais qui suffiront, je pense, à donner une idée du renouveau que connaît actuellement le milieu de la musique en Hongrie. Sans compter avec la reprise annoncée pour septembre des concerts traditionnels sur la place de Budapest. Pourvu que rien ne vienne d´ici-là compromettre nos projets et gâcher notre plaisir.

Mais ne soyons donc pas pessimistes et préparons-nous déjà à une belle rentrée qui, comme les années précédentes, nous comblera sans nul doute.

 

Pierre Waline, 1er août 2020

(1): sans oublier le fameux pique-nique qui se tient entre les représentations à Glyndebourne, très „british”, entre nous un peu snob…

(2): En France, les statistiques en donnent une moitié (une dizaine) d´annulés (La Chaise-Dieu) contre une autre moitié en reprise (La Roque d´Anthéron).

(3): avec entre autres une représentation du Barbier de Séville les 7 et 9 août.

Jusqu´au milieu du XIXème siècle, aucun pont ne reliait sur le Danube les deux villes – alors encore distinctes – de Pest et Buda.

Si je vous dis „Musique hongroise”, vous me répondrez forcément Liszt et Bartók, éventuellement Kodály.

Si nous demandions à des passants pris au hasard de nous citer à brûle-pourpoint les noms de musiciens français qui leur viennent à l´esprit, ils nous citeraient peut-être Couperin et Rameau, puis à coup sûr Bizet, Debussy et Ravel en passant par l´incontournable Berlioz. Ceci sans besoin d´être particulièrement mélomane. Pour les autres, la liste serait bien trop longue pour être ici rapportée: de la bousculade des Gounod, Saint-Saëns, Delibes, Lalo et Massenet suivie, pour les plus initiés, de César Franck et Gabriel Fauré pour se prolonger sur le duo Milhaud-Poulenc et s´achever, pour les plus avertis, sur les noms de Messiaen et Boulez. Et encore, nous en laissons ici mille autres de côté, et non des moindres (Roussel, D´Indy, Chabrier, Satie, Honegger, Dukas, Dutilleux…).

Certes… Mais avec un constat troublant: pratiquement rien dans l´intervalle qui sépare la période baroque immortalisée par Rameau et le romantisme affiché par Berlioz. Soit près d´un siècle qui sépare les Indes galantes de la Symphonie fantastique. Mais ne soyons pas trop sévères. Certains nous citeront encore les noms de Gossec, Grétry, Méhul (le Chant du Départ) ou Boieldieu. A part cela, plus rien. Et pourtant…

Et pourtant… Combien manquent à l´appel, qui soutiennent la comparaison avec nos stars, aux côtés desquelles ils ne feraient pas trop mauvaise figure. Une lacune qui, fort heureusement, est en voie d´être comblée, la propagation des médias et la multiplication des enregistrements aidant. Des musiciens que nous pourrions grosso modo répartir sur trois périodes, trois styles. Tout d´abord successeurs de Rameau. Puis les contemporains de Beethoven, qui oeuvrèrent de la chute de l´Ancien régime à celle de l´Empire, offrant un style particulier qualifié de „révolutionnaire”. Enfin, une dernière génération, plus ou moins contemporaine de Berlioz.

Avant d´évoquer les premiers, que l´on nous permette un léger retour en arrière pour citer trois noms incontournables qui ne sauraient être ici passés sous silence: de Lalande, Mondonville et surtout Marc Antoine Charpentier. Ce dernier, connu pour son Te Deum dont les premières mesures sont reprises comme indicatif de l´Eurovision, Offrant une écriture raffinée, Charpentier nous a surtout laissé des oeuvres de musique religieuse, ses opéras ayant connu un sort moins heureux (1). Tous trois excellant dans l´art du Motet. De Charpentier, nous recommandons, à l´opposé de son imposant Te Deum, sa délicieuse Messe de Minuit, toute baignée de fraîcheur. Enfin, puisque nous avons évoqué Rameau, comment ne pas citer au passage Lully qui, bien qu´Italien, est considéré à son côté (avec peut-être le génie en moins…) comme l´un des pères de la scène lyrique française, et créateur de l´opéra-ballet.

Et les autres? Tout d´abord Pierre-Alexandre Monsigny (1729-1817) et François-André Philidor (1726-1791), qui nous ont laissé de charmants opéras. Philidor, issu d´une lignée de musiciens célèbres, étant considéré comme le créateur de l´opéra comique. Genre nouveau, typiquement français, à ne pas confondre avec l´opéra bouffe des Italiens, bien qu´il en fût au départ inspiré. Un genre inédit alternant généralement airs et dialogues parlés et faisant intervenir un effectif réduit, qui aura par la suite son heure de gloire. Alors que Monsigny offre une écriture moins fouillée, plus spontanée, mais riche en mélodies, Philidor est généralement loué pour la parfaite maîtrise d´une écrture très travaillée. Rappelons qu´il se forgea également une grande réputation comme célèbre joueur d´échecs. Flambeau qui sera repris par le Liégeois André-Modeste Grétry (1741-1813). En retrait par rapport à ses prédécesseurs sur un plan purement musical – on lui reproche une texture harmonique et une instrumentation insuffisantes – Grétry était doué d´un sens profond de l´expression dramatique, doublé d´une abondante veine mélodique. (Méhul dira de lui: ”Il faisait de l´esprit et non de la musique”). Et il eut aussi la chance de travailler avec les meilleurs librettistes (Sedaine). Bien que son étoile pâlît sous la Révolution, Grétry, déjà couvé par les rois, connut les honneurs de l´Empire: chevalier de la Légion d´Honneur, membre de l´Institut. Son nom fut même attribué à une rue de son vivant. De son abondante production (70 opéras) on retiendra Richard-Coeur-de-Lion, Zémire et Azor et La Caravane du Caire. Pour conclure, nous laisserons la parole à Jean-François Paillard: „Si le succès de l´opéra comique s´est fait au détriment des valeurs d´un Rameau et de ses prédécesseurs, il aura en revanche, par la recherche du naturel, de la simplicté et d´une certaine vérité dramatique, préparé le public à faire bon accueil à la réforme gluckiste.” (2)

Quittons maintenant les planches pour aborder les domaines de la musique instrumentale, symphonique et concertante. Ici, un nom nous vient immédiatement à l´esprit: Joseph Boulogne, chevalier de Saint-George (1745-1799), communément appelé Saint-George. Sans nul doute l´un des plus grands de son époque en France, Saint-Georges, excellent violoniste, nous aura laissé 8 opéras, 9 symphonies, ainsi que des quatuors, sonates pour violon et clavier, mais surtout des concertos de violon dont la qualité n´aurait pas fait rougir Mozart. Personnage haut en couleur (né à la Guadeloupe d´une esclave noire et d´un riche exploitant), Saint-George se sera vite taillé une forte réputation dans les milieux de la noblesse parisienne, non seulement pour ses talents musicaux, mais aussi – et davantage encore – pour sa grande habileté d´escrimeur qui le rendit célèbre dans toute l´Europe. Capitaine de la Garde Royale, Saint-Georges se vit choyé par la cour de Versailles, mais également protégé du Prince de Galles. Successeur de Gossec à la tête du Concert des Amateurs, c´est lui qui fondera le fameux Concert de la Loge olympique, pour lequel Haydn écrira ses symphonies parisiennes. Son style, très classique et d´une grande clarté, nous ferait un peu penser à Haydn, voire Mozart (son presque contemporain).

De quelques années son aîné, François-Joseph Gossec (1734-1829) va nous entraîner peu à peu vers un nouveau genre, dit „héroïque”, en vogue sous la Révolution. Il aura connu une carrière particulièrement longue, jugeons-en: né sous Louis XV deux ans après Haydn, il a 16 ans à la mort de Bach, 22 ans à la naissance de Mozart qui deviendra son ami, 30 à la mort de Rameau. Après avoir servi les Princes de Condé et de Conti, Gossec se verra par la suite nommé „compositeur officiel de la Révolution”, puis honoré sous l´Empire (chevalier de la Légion d´Honneur, membre de l´Institut), pour s´éteindre sous la Restauration à l´âge de 95 ans… Considéré comme le père de la symphonie française, Gossec aura composé ses premières symphonies dès avant celles de Haydn. C´est lui qui contribua à introduire le genre en France. Au demeurant habile orchestrateur, il ouvrira la voie à Berlioz. Par ailleurs, rappelons que c´est lui qui fonda avec Grétry le Conservatoire de Paris où il enseigna vingt années durant. Si son nom demeure aujourd´hui encore dans les mémoires, c´est surtout comme l´auteur d´hymnes révolutionnaires, mais aussi pour ses oeuvres religieuses, dont cette fameuse „Messe des Morts” qui annonce déjà Berlioz. Un nom que l´on ne saurait donc passer sous silence. De trente ans son cadet, Etienne Méhul (1763-1817), allait davantage, sur les conseils de Gluck, s´orienter vers la musique de scène plus particulièrement l´opéra comique (il en composa plus d´une trentaine). Également actif sous la Révolution, Méhul composa de nombreux chants patriotiques et pièces de propagande. Le plus célèbre étant le Chant du départ (1794) sur un poème de Chénier. Son engagement fut récompensé par sa nomination à l´Institut de France avec Gossec et Grétry. Par ailleurs en bons termes avec Napoléon, il fut l´un des premiers à recevoir la Légion d´Honneur. Pour terminer, un mot sur ce que dit la critique à propos de son premier opéra (Ephrosine ou Le Tyran corrigé): « Il y a longtemps qu'on n'a entendu sur ce théâtre une musique d’un aussi beau caractère ; elle est parfois sublime” (Almanach) /« Méhul a triplé la puissance de l’orchestre par son harmonie surtout propre à la situation. ” (Grétry) /”Il y a là-dedans à la fois de la grâce, de la finesse, de l'éclat, beaucoup de mouvement dramatique. » (Berlioz). De la même génération que Méhul, un mot rapide, enfin, sur Jean-François Lesueur (1760-1837) qui eut son heure de gloire sous l´Empire et la Restauration. Maître de Chapelle à Notre Dame, Lesueur inaugura un style grandiose de musique religieuse qui annoncera Berlioz. Pas toujours des plus heureux („Il a introduit l´opéra dans l´église”, lui reprochaient certains). Surintendant de la Musique sous Louis XVIII, Lesueur enseigna la composition au Conservatoire où il eut pour élèves Berlioz et Gounod. On lui doit une „Marche pour le sacre de Napoléon 1er”.

Nous ne saurions refermer cette page sans évoquer un compositeur, certes célèbre, mais qui n´était pas Français: Cherubini. Car, s´il en fut un qui représenta idéalement la musique française de l´époque, c´est bien lui. Porté aux nues par Beethoven qui ne cachait pas son admiration. Archétype de l´opéra révolutionnaire, son „Porteur d´eau ou Les deux Journées”. On ne peut s´empêcher de penser ici à Léonore (Fidelio), non par le livret, mais par le message qui s´en dégage, sorte d´hymne à cette liberté, si chère au maître de Bonn. Cherubini qui, par la suite, brillera sous la Restauration, personnalité incontournable, sorte de „passage obligé”, nous laissant notamment une Messe pour le Couronnement de Charles X. Directeur du Conservatoire, cet homme cholérique, autoritaire et intolérant en chassera le jeune Berlioz suite à un différend. Ce qui, pour le coup, n´est pas à sa gloire (3).

Puisque nous évoquons la Restauration, un mot sur François Adrien Boieldieu (1775-1834). Que l´on pourrait qualifier, comme Mozart, „d´enfant béni des dieux”. Se faisant d´emblée remarquer par un opéra qui lui valut un succès dès l´âge de dix-huit ans („La fille coupable”, sur un livret de son père). Très jeune (à peine débarqué à Paris), il fut pris en amitié par la famille Erard et Cherubini (tiens!). Après un séjour à la cour du tsar Alexandre 1er, il succèdera à Méhul à la classe de composition du Conservatoire, puis à l´Institut. „Le naturel de l´inspiration mélodique, la parfaite qualité de l´harmonie et de l´instrumentation donnent à sa musique un charme toujours renouvelé.” (Roland de Candé). Nous citerons, parmi ses oeuvres encore jouées de nos jours, son opéra „La Dame blanche” et son célèbre concerto pour harpe. Il fut pratiquement (avec plus tard Auber) le dernier représentant de l´opéra comique français.

Pour clôre notre liste - non exhaustive - nous avons à coeur de présenter enfin deux compositeurs qui nous sont particulièrement chers: Georges Onslow et Félicien David.

Georges Onslow (1784-1853) était issu par son père de l’aristocratie anglaise, et de la noblesse locale par sa mère auvergnate. Au départ, ce jeune aristocrate ne se destinait nullement à la musique, menant sur ses terres d´Auvergne une vie de gentleman farmer. C’est sous l’influence de Méhul que le jeune Onslow se sentit une attirance pour la composition. Tout alla alors très vite. Suite à la publication d’une première série de trois quintettes à cordes, le jeune Onslow retint l’attention de l’éditeur Camille Pleyel qui l’encouragea à persévérer. Bientôt, sa réputation, après avoir atteint la place parisienne, allait s’étendre jusqu’en Allemagne et en Angleterre. Aujourd’hui presque totalement inconnu, Onslow était alors très en vogue. Berlioz dira de lui en 1829. „Depuis la mort de Beethoven, il tient le sceptre de la musique instrumentale.” Berlioz devant qui il allait être élu en 1842 membre de l’Académie des Beaux-Arts au fauteuil de Cherubini. Dix ans plus tôt, il avait été élu avec Mendelssohn membre de la Société philharmonique de Londres. On allait jusqu’à le qualifier de „Beethoven français” ! Jugement un peu rapide, mais pas si ridicule pour qui aura la curiosité d’écouter ses quintettes (cf le menuet du quintette op. 8 no 1, du pur Beethoven à s’y méprendre!).

Mis à part quatre opéras comiques (oeuvres mineures), Onslow se consacra exclusivement à la musique de chambre, essentiellement dans le domaine du quatuor et du quintette à cordes (nous laissant non moins de 34 quintettes et 35 quatuors). Domaine où il excella. Alfred Einstein, qui fut l’un des premiers à le réhabiliter ne manqua pas de souligner l’importance de ses quintettes et leur parenté avec Schubert. On retiendra notamment son si émouvant quintette à deux altos op. 78 no 1 dont la ressemblance avec le quintette à deux violoncelles de Schubert est frappante.

Un commentaire, qui n’est pas de nous: „Dans sa musique instrumentale et orchestrale, il préfigure le romantisme par la richesse de son harmonie, la prépondérance des chromatismes, le tempérament tempétueux et tourmenté de son écriture et la ferveur de ses thèmes lyriques.” (Wikipédia) Ou encore: „L’un des rares compositeurs français du XIXème siècle dont la production soit dominée par la musique de chambre. Il y fait preuve d’une maîtrise peu courante du contrepoint.” (Th. Baker, Dictionnaire des Musiciens)

Jouissant d’une grande renommée de son vivant - paradoxalement à l’étranger avant d’être reconnu par ses compatriotes - Onslow tomba dans l’oubli peu après son décès à l’âge de 69 ans. Ce n’est que dans les années 1980 qu’il fut redécouvert, notamment grâce à l’intervention du musicologue belge Carl de Nys et au concours de nos plus grands quatuors. En France, René König fit beaucoup pour le faire connaître sur les antennes de Radio France (à l’occasion de son bi-centenaire en 1984). Radio classique lui a également consacré une émission. Fort heureusement, l’industrie du disque commence à s’intéresser sérieusement à lui.

Oeuvrant dans un tout autre genre et à une époque plus tardive, Félicien David (1810-1876) connut des débuts difficiles. Débarqué jeune à Paris de sa ville natale d´Aix, il dut y assumer différentes tâches pour assurer sa subsistance. Pour se voir finalement accepté au Conservatoirte, mais sans enthousiasme par un Cherubini d´abord réticent. À sa sortie du Conservatoire, David poussé par son ami le peintre Paul Justus, se convertit aux doctrines de l´école saint-simonienne et devint un des fidèles de l´abbaye de Ménilmontant. Par la suite, l´abbaye se voyant fermée sur décision de justice, David se joignit à un groupe de frères qui se rendaient au Proche Orient. Voyage qui le marquera profondément et dont on trouvera l´empreinte dans toute son oeuvre. En 1833, de retour après une absence d’environ trois ans, il publie à Paris ses Mélodies orientales, oeuvre qui passa alors pratiquement inaperçue. Ce n´est que dix ans plus tard, en 1844, qu´il eut enfin la consécration avec son Ode Symphonie Le Désert, exécutée au Conservatoire dans la salle du Théatre italien. Oeuvre qui suscita aussitôt un compte rendu enthousiaste de Berlioz: « L'émotion des auditeurs fut si vive, si puissante, si parfaitement irrésistible, qu'une heure et plus après la fin du concert, le grand vestibule du Conservatoire était encore rempli de personnes demeurées là pour parler, pour s'extasier, pour se communiquer leurs impressions, pour se chanter les principaux motifs du Désert, pour entendre ceux que chantait le voisin, et tous disaient d'une voix unanime (sans doute après avoir fini de chanter) : « Un grand compositeur nous est né. »  Et Berlioz de conclure: „Un grand compositeur venait d'apparaître, car un chef d'œuvre venait d'être dévoilé. Le compositeur se nomme Félicien David ; le chef d'œuvre a pour titre le Désert, ode symphonie ! » Berlioz qui dirigera l'œuvre l´année suivante (février 1845), la Société des concerts du Conservatoire la redonnant en 1847. A partir de là, Le Désert fut interprété quasiment sans interruption, de Bruxelles à New York en passant par Londres, Dresde, Leipzig, Francfort, Vienne, Munich et autres centres majeurs de la vie musicale. Outre ses odes et cantates d´inspiration biblique et orientale, David allait nous laisser des opéras dont Lalla-Roukh (1862), son chef d´oeuvre, inspiré de l´oeuvre de Thomas Moore. Toute en délicatesse, teintée de féerie et d´onirisme, l´oeuvre sera donnée plus de cent fois et vaudra à son auteur de se voir promu Officier de la Légion d´Honneur. Un opéra dont l´exotisme et le goût de la couleur orchestrale ne seront pas sans influencer le cours de la musique française. Pensons à la Reine de Saba de Gounod, au Djamileh de Bizet ou encore à la Lakmé de Delibes. A côté de cela, David nous a également laissé de la musique de chanbre (trios). Il succédera à Berlioz à l´Institut.

 

Avant de refermer notre album, un mot, pour conclure, sur la vie musicale dans le Paris de l´époque. Une vie musicale particulièrement riche qui plaçait notre capitale, aux côtés de Londres, comme véritable centre de la vie musicale en Europe. Nous avons évoqué plus haut le Concert de la Loge olympique qui connut un grand succès sous l´Ancien régime et la Révolution, pour lequel Haydn avait écrit une série de symphonies. Mais il y en eut d´autres, tout aussi prestigieux, tel le Concert des Amateurs ou encore la Société des Concerts du Conservatoire fondée en 1828 par Habeneck. Habeneck qui fut l´un de premiers à présenter au public parisien les symphonies de Beethoven qui y furent généralement bien accueillies. Pour conclure, nous laisserons la parole à Brahms qui déclara un jour: „Il n´y a que ces cochons de Français pour bien interpréter ma musique”. Vraiment ?

 

Pierre Waline, 19 juin 2020

 

(1) „Plus cultivé, plus inspiré et plus raffiné que Lully, il avait beaucoup moins le sens du théâtre, ce qui peut expliquer le peu de succès de sa musique dramatique.” (Roland de Candé)

(2): La Musique classique française (Collection Que sais-je?)

(3): autre „titre de gloire”: Cherubini ne daigna pas répondre à une lettre - pourtant flatteuse et rédigée en français - que lui avait adressée Beethoven. Par la suite, il se défendra de l´avoir jamais reçue… Allez donc savoir !


 

Pour qui envisagerait de relier Paris et Budapest en train, il ne trouvera aucune liaison directe. Celle-ci, avec la supression de l´Orient Express en 2001 n´étant plus assurée.

S'il est un nom que nul Hongrois ne saurait ignorer, c'est bien celui de Trianon. Trois syllabes maudites qui évoquent le lieu où fut signé, en ce 4 juin 1920, un traité à la suite duquel le royaume perdit d'un coup les deux tiers de son territoire et la moitié de sa population. 

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Francia születésű, nyugdijas vagyok, Pesten élek. Szeretek itt élni, szeretem Magyarrszágot, a nyelvet, a kultúrát, de jó néha hazamenni Párizsba is. Szeretem a klasszikus zenét. Fontos számomra a kommunikáció, meg a harc az intolerancia és a rasszizmus ellen.

Bof....
Déteste par dessus tout l'intolérance, le nationalisme et le racisme, encore trop répandus...
Mindenek elött a nacionálzmus, az intolerancia és a racizmus ellen szeretnék küzdeni, amelyek sajnos tul gyakori jelenségek a mai világban...

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Köszönöm, hogy a blogomra látogattál, amit azért hoztam létre, mert az egyik szenvedélyem a fotózás. Szeretek utazni, kirándulni, fényképeket készíteni, és ezt szeretném megosztani mindenkivel. Várom a véleményeteket. :)

Hol is kezdjem a bemutatkozást? Mondanátok, hogy az elején. Erre én azt mondanám, az túl hosszú lenne, és nem szeretnék senkit sem untatni. Ezért megpróbálom tömören összefoglalni eddigi életemet.

Magyarország-on születtem, ott is éltem közel 30 éves koromig, amikoris úgy döntöttem, hogy ideje körbenézni a világban.

Így kerültem Amerikába, ahol 2 évig dolgoztam. Persze az életem nem csak a munkáról szólt. Rengeteget utaztam, Miami-tól Las Vegas-ig, Washington-tól Los Angeles-ig. De ez nem minden. Volt szerencsém ellátogatni néhány Karib sziget-re is, mint a Bahamák, Jamaica, St Thomas, St Marteen, Puerto Rico, Kajmán szigetek, illetve Mexico-ba is eljutottam.

Mindezek után elfogott a vágy, hogy ismét iskolapadba üljek. (Szeretek tanulni, persze csak azt, ami érdekel. Sok ilyen dolog van, nyitott vagyok szinte mindenre.)

Így kerültem Sydney-be, Ausztráliába. A munka, és az egyetem mellett azért itt is jutott egy kis idő utazásra. Először Ausztráliában, majd Thaiföld, és India következett. Az egyetem sikeres befejezése után új irányt vett az életem, visszajöttem Európába. Így kötöttem ki Franciaország-ban, ahol jelenleg is élek.

S hogy mivel töltöm az időmet? Mindennel, amit szivesen csinálok, amiben örömömet lelem. Továbbra is sokat kirándulok, fényképezek, vitorlázok, festek (igen, valódi olajfestményeket) sütök-főzök, és újabban ruhákat tervezek, illetve megvarrom azokat (egyenlőre csak saját részre).

Szóval nem unatkozom. Soha nem tettem. És szerintem soha nem is fogok.

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Francia születésűként a két ország között élek. Pécsett 
lettem feleség, anya, orvos.
Írni  szeretek , de főleg gondolatokat megosztani. És kíváncsi, 
kíváncsi vagyok...

Française de naissance, je vis entre les deux pays. Je suis devenue 
épouse, mère et médecin à Pécs.
J'aime écrire, et surtout échanger des idées. Et je suis curieuse, 
curieuse...

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Bon, c'est une question bien importante de s'identifier...Je suppose que tout le monde cherche la bonne réponse pendant toute sa vie... La surface c'est: je suis professeur de la langue francaise, de l'histoire et de la littérature et de la langue hongroise. Et bien sur j'ai une vie privée aussi: ma famille, mon temps libre, mes coutumes et mes amusements...Eh comme tout le monde je tache etre heureuse...

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Ez az első blogom, arról fog szólni, hogyan élünk négyen Franciaországban, Herblayben, mely Párizs egyik elővárosa, Párizstól hozzávetőlegesen 20 km-re, északra található. Eddig még nem jártam ott. Arról is írok, milyen az élet háztartásbeli apaként, hogyan élem meg azt...

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Bíró Ádámmal készült interjúnkat itt olvashatod. A cikk alján pedig a Klubrádióban vele készült interjút találod.

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Ahogy a címe is mondja, ez egy vélemény blog. Ha egyetértesz, oszd meg, ha nem, szólj hozzá!

 

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Le blog "L'actualité sportive vue de Hongrie" se propose d'informer le lecteur des succès hongrois dans tous les sports.

Des brèves présenteront les résultats de manière succincte. Des articles plus longs dresseront des portraits de sportifs ou sportives ou analyseront des compétitions. Enfin, les textes de la catégorie "histoire du sport hongrois" retraceront le parcours d'athlètes qui ont marqué l'histoire de leur discipline.

Passionné par le sport et attaché à la Hongrie où j'habite depuis de nombreuses années, j'espère que ce blog saura vous intéresser.

Strasbourg hétköznapi életéből és az EJEB, munkájából pillanatok. Civil diplomácia erősítése Franciaország irányába és viszont.

Egy magyar katona élményei a Francia Idegenlégióban, jelentkezéstől napjainkig. 

 

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