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Egy francia Magyarországon - Pierre Waline blogja

Francia születésű, nyugdijas vagyok, Pesten élek. Szeretek itt élni, szeretem Magyarrszágot, a nyelvet, a kultúrát, de jó néha hazamenni Párizsba is. Szeretem a klasszikus zenét. Fontos számomra a kommunikáció, meg a harc az intolerancia és a rasszizmus ellen.

Bof....
Déteste par dessus tout l'intolérance, le nationalisme et le racisme, encore trop répandus...
Mindenek elött a nacionálzmus, az intolerancia és a racizmus ellen szeretnék küzdeni, amelyek sajnos tul gyakori jelenségek a mai világban...

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Ce 15 mars, les Hongrois commémorent le début de la Révolution menée en 1848 contre l´occupant autrichien. Mouvement qui se muera en Guerre d'Indépendance. Guerre qui, après plusieurs mois d´âpres combats, se soldera au cours de l´été 1849 par la captitulation des troupes hongroises.

On a beaucoup brodé sur une rencontre entre Beethoven et Mozart, au cours de laquelle le maître de Salzbourg aurait déclaré „Retenez ce nom, on reparlera de lui”.

Souvenez-vous, cétait en septembre 1982.

O Mozart, immortel Mozart! De combien d´émotions profondes n´as-tu pas imprégné à jamais nos âmes pour emplir notre vie de bonheur et de lumière!” C´est par cette citation de Schubert que ses organisateurs présentaient cette Journée Mozart qui, depuis trois ans, se tient chaque année en mars à Budapest. A l´instar des fameux „marathons”, une journée de concerts non stop, à cette différence près qu´elle est ici exclusivement consacrée à des oeuvres de Mozart. Ses initiateurs: le chef András Keller et son ensemble, le Concerto Budapest. Huit concerts et récitals auxquels s´ajoutaient deux matinées vouées aux enfants. Pour notre part, nous avons assisté aux deux derniers, à savoir un récital d´airs confiés à la jeune soprane Emőke Baráth, agrémenté de deux ouvertures (les Noces et Cosí). Suivi du concert de clôture: l´Andante K315 pour flûte et orchestre, le 15ème concerto en si bémol et la symphonie de Prague. Par l´ensemble Concerto Budapest placé sous la direction de son chef permanent, András Keller, avec en solistes Orsolya Kaczander à la flûte et Dezső Ránki au piano. Le tout donné dans la belle salle Art Nouveau de l´Académie de musique.

Dans une interview donnée voici deux ans, Emőke Baráth regrettait d´être plus connue et appréciée à l´étranger que dans son propre pays. Voilà qui a bien changé, car depuis quelque temps, nous la voyons constamment à l´affiche de nos concerts. Ce dont nous ne nous plaindrons pas, car il s´agit sans conteste de l´un des meilleures sopranes du moment tant en Hongrie qu´en Europe (1). Au programme: trois airs de concert K 583, 369 et 217, les airs de Chérubin et Dorabella, enchaînés sur les ouvertures des Noces et de Cosí, ainsi qu´un air d´Ilia avec récitatif extrait d´Idoménée. Un programme bien équilibré, idéal pour mettre en valeur les différentes facettes du jeu de la chanteuse. Un mot sur les airs de concert (composés sur commande). Le premier (K217 „Voi avete, un cor fedele”, 1775), écrit pour une troupe italienne pour être inséré dans un opéra de Galuppi (Les Noces). Le deuxième (K369 „Misera, dove son”, 1781) dédié, non à une professionnelle, mais à une dilettante, partant ne présentant en principe pas de difficulté majeure, sur un texte de Metastase. Le dernier (K583, „Vado, ma dove”, 1789), contemporain de Cosí, précisément dédié à la chanteuse qui créera le rôle de Dorabella, Louise Villeneuve, destiné à être inséré dans un opéra de Martin y Soler (Il Burbero de buon core). Nous ne reviendrons pas ici sur les qualités. déjà mille fois évoquées, de la chanteuse: timbre magnifique, pureté et parfaite maîtrise de la voix, expressivité, aisance dans les aigüs. Une légère réserve, due à l´acoustique et non à la chanteuse: d´où nous étions placés, cet effet de réverbération qui, par moments, dans les passages forte, faisait couvrir l´orchestre par sa voix. Cerise sur le gâteau: l´air de Suzanne tiré du 2d acte des Noces de Figaro („Deh vieni, non tardar” ) donné en bis. Touchante déclaration d´amour empreinte d´une douce tendresse. Ce qu´elle nous a rendu à ravir, précisément avec douceur et tendresse, et tout en nuances. Une grande chanteuse.

Avec son ami Zoltán Kocsis, Dezső Ránki (1951) aura sans nul doute figuré parmi les pianistes les plus célébrés en Hongrie, notamment apprécié pour ses interprétations de Mozart, de Schubert et du répertoire romantique. Se produisant souvent en duo avec son épouse, voire aujourd´hui avec leur fils, également pianiste. Si le 15ème concerto qu´il a choisi de nous interpréter ce soir ne figure pas au nombre des „grands”, cette oeuvre occupe néanmoins une place de choix dans le catalogue. Ne serait-ce que par l´importance donnée à l´orchestre, ici plus nourri qu´auparavant avec un rôle prépondérant accordé aux vents. Une oeuvre , composée en mars 1784 alors qu´il était au faîte de sa renommée, que Mozart considérait lui-même comme difficile, propre „à mettre le soliste en nage”. „En nage”, Dezső Ránki? Certainement pas. Bien au contraire, le pianiste nous en laissé ce soir une interprétation toute en finesse, bref qui lui ressemble. Le tout servi avec aisance, naturel et une parfaite maîtrise. Constamment attentif au jeu de l´orchestre, notamment des instruments en solo lorsque ceux-ci étaient amenés à dialoguer avec le piano. Auparavant la flûtiste Orsolya Kaczander nous avait servi une charmante interprétation du fameux andante pour flûte. Composé six ans plus tôt, contemporain des concertos pour flûte, flûte et harpe et des quatuors avec flûte, à une époque où le jeune Mozart semblait s´intéresser particulièrement à cet instrument. Pour terminer, la symphonie en ré K504, créée à Prague en janvier 1787, qui ouvre la série des quatre dernières grandes symphonies. Écrite en trois mouvements, avec la répétition fréquente de trois notes: il n´en faut pas davantage aux Massin pour y voir une influence maçonique, jugement auquel, faute de compétence, nous n´oserons souscrire.(2). Peu importe, après tout…. A noter dans le presto final une allusion à l´air de Chérubin, petit clin d´oeil aux Praguois, alors conquis par les Noces. Très belle interprétation, offrant de merveilleuses sonorités. Dirigée tout à la fois avec énergie et en finesse. Placés juste derrière l´orchestre face au chef, nous avons pu admirer l´élégance du geste. Dirigeant sans baguette, mais des mains dans des mouvements amples et expressifs, le tout avec une grande souplesse, tout en battant constamment la mesure avec une grande précision.

Une belle soirée, donc, qui ne nous aura pas laissés sur notre faim, bien au contraire. Décidément, la scène de Budapest nous gâte ces temps-ci: un mois après le marathon Beethoven, cette journée bercée par la musique de Mozart. Et nous y prenons goût. A quand la suite? (3)

 

PW, 2 mars 2020

 

(1): A noter qu´Emőke Baráth se produira le 30 avril prochain au Théâtre des Champs-Élysées.

(2): Jean et Brigitte Massin.: „Mozart” (Fayard). Il est vrai que c´est sur invitation de la Loge locale que Mozart s´était rendu à Prague.

Plus flagrant, par contre: ces séries de quatre notes ascendantes/descendantes inlassablement répétées par les violons dans le coeur du premier mouvement, que l´on retrouvera dans l´allegretto final de la 17ême sonate (Tempête) de Beethoven.

(3): la réponse: Journées Beethoven du 23 au 26 avril prochains (Académie de Musique)….

 

Chaque année, dans les jours qui précèdent le Mercredi des Cendres, les habitants d´un commune du Sud de la Hongrie, Mohács, ne tiennent plus en place.

En octobre 1956 débarquait à Paris un jeune pianiste hongrois, accompagné de son épouse et de son fils, avec pour seul bagage son talent.

Il faut croire qu´à l´époque, le thème du somnambulisme était particulièrement prisé des auteurs d´opéras (compositeurs et librettistes).

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